Le Développement durable, un casse-tête pour les DRH ?
Écrit par la rédaction Mercredi, 22 Juillet 2009 10:10
L’article qui suit nous a été proposé par Cédric Errero, professeur intervenant à l’ENSIATE (Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs Appliquée à la Thermique et à l’Energie), rencontré sur le salon SEMD (Salon de l’Environnement et des Métiers Durables) qui s’est tenu au mois de juin dernier à Paris.
Cet article traite de l’émergence de la notion de développement durable dans le milieu professionnel et des répercussions en terme de recrutement et de ressources humaines.
Le Développement durable, un casse-tête pour les DRH ?
Il peut être délicat de mettre en œuvre le développement durable dans son propre métier et ses pratiques, tout particulièrement dans la dimension sociale. A cette complexité, les DRH ajoutent la double identification des besoins de l’organisation et des talents à même de les satisfaire !
A l'évidence donc, les DRH ont une place et un rôle déterminants pour le déploiement du développement durable.
Toutefois, qu’il s’agisse de proposer des formations aux salariés, ou d’identifier les personnes susceptibles en interne de s'approprier tout ou partie du « développement durable » comme source de création de valeur, ou encore de faire émerger un réseau « transversal » de salariés référents, les DRH se retrouvent parfois confrontés à une page blanche.
Il peut en aller de même au moment de recruter des diplômés formés ici ou là, des personnes aux expériences composites et/ou non littéralement transposables, le tout pour des postes « développement durable » de managers, d’ingénieurs, ou encore de commerciaux.
L'Ensiate, spécialiste en matière d'entretiens de recrutement (stages et embauches), de dialogues avec les DRH, et bien sûr d’entretiens d’admission pour ses cursus, observe que l'utilisation du terme « développement durable » mène fréquemment à un embourbement de la discussion. Ce qui est souvent largement présenté comme une solution d’avenir « qui va de soi » reste un quiproquo tant que l’on n’a pas fait l’effort d’un diagnostic sans complaisance ni abandonné toute pensée consensuelle.
La filière MBA de l’Ensiate répond à ces problématiques, tout comme son cursus ingénieur. Celui-ci, plus orienté vers les méthodes, outils et technologies de la réduction de l’empreinte écologique, donc plus calibré, est en effet suivi par des étudiants qui ne sont pas là par hasard : ils ont, toutes et tous, en arrière-plan, une vision et des désirs liés développement durable, et reçoivent sur 3 années environ une centaine d’heures d’enseignement spécifique et opérationnel en la matière.
A l’Ensiate, on parle bien d’un projet professionnel d’un côté, de stratégie d’entreprise de l’autre. Sans que l’on soit pour autant contraint d’abandonner la mort dans l’âme un cap plus personnel au passage.
Au moment où les formations en la matière se multiplient, et où de plus en plus nombreux sont les jeunes à être - logiquement - attirés par cette filière, quelques mises en garde seraient donc à formuler.
Une embauche (ou une recherche de stage) « développement durable » ne se résume certainement pas à des entretiens où l'on s'échangerait des banalités et généralités sur la « planète à sauver » ou « le capitalisme à moraliser », où l’on conviendrait de développer l’éco-efficacité sans aborder l’arrière-plan humain.
Pour celui ou celle, étudiant, chercheur d’emploi, professionnel en situation de mobilité, qui pourrait être le talent à même de répondre à un besoin au sein de l’entreprise, une réflexion en amont sur les solutions concrètes que l’on peut apporter semble une excellente base de discussion avec les DRH.
Et pour ces derniers, dont la tâche n’est pas simple, une ouverture à cette multitude de propositions de discussion, qui sont le cœur de toute innovation, pourrait faire émerger des réflexions intéressantes et porteuses de changement. Que le contenu de ces propositions ne soit pas automatiquement pertinent au regard du contenant (la fiche de poste) n’est finalement qu’une occasion de les faire converger.
Cédric Errero, professeur intervenant à l’ENSIATE
L'Ensiate forme depuis 2003 des ingénieurs et managers au service du développement durable, en formation initiale et continue.
Elle organise des petits-déjeuners à destination, notamment, des DRH.
Pour plus d’informations et pour connaître les dates de la saison 2009/2010 : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Cet article traite de l’émergence de la notion de développement durable dans le milieu professionnel et des répercussions en terme de recrutement et de ressources humaines.
Le Développement durable, un casse-tête pour les DRH ?
Il peut être délicat de mettre en œuvre le développement durable dans son propre métier et ses pratiques, tout particulièrement dans la dimension sociale. A cette complexité, les DRH ajoutent la double identification des besoins de l’organisation et des talents à même de les satisfaire !
A l'évidence donc, les DRH ont une place et un rôle déterminants pour le déploiement du développement durable.
Toutefois, qu’il s’agisse de proposer des formations aux salariés, ou d’identifier les personnes susceptibles en interne de s'approprier tout ou partie du « développement durable » comme source de création de valeur, ou encore de faire émerger un réseau « transversal » de salariés référents, les DRH se retrouvent parfois confrontés à une page blanche.
Il peut en aller de même au moment de recruter des diplômés formés ici ou là, des personnes aux expériences composites et/ou non littéralement transposables, le tout pour des postes « développement durable » de managers, d’ingénieurs, ou encore de commerciaux.
L'Ensiate, spécialiste en matière d'entretiens de recrutement (stages et embauches), de dialogues avec les DRH, et bien sûr d’entretiens d’admission pour ses cursus, observe que l'utilisation du terme « développement durable » mène fréquemment à un embourbement de la discussion. Ce qui est souvent largement présenté comme une solution d’avenir « qui va de soi » reste un quiproquo tant que l’on n’a pas fait l’effort d’un diagnostic sans complaisance ni abandonné toute pensée consensuelle.
La filière MBA de l’Ensiate répond à ces problématiques, tout comme son cursus ingénieur. Celui-ci, plus orienté vers les méthodes, outils et technologies de la réduction de l’empreinte écologique, donc plus calibré, est en effet suivi par des étudiants qui ne sont pas là par hasard : ils ont, toutes et tous, en arrière-plan, une vision et des désirs liés développement durable, et reçoivent sur 3 années environ une centaine d’heures d’enseignement spécifique et opérationnel en la matière.
A l’Ensiate, on parle bien d’un projet professionnel d’un côté, de stratégie d’entreprise de l’autre. Sans que l’on soit pour autant contraint d’abandonner la mort dans l’âme un cap plus personnel au passage.
Au moment où les formations en la matière se multiplient, et où de plus en plus nombreux sont les jeunes à être - logiquement - attirés par cette filière, quelques mises en garde seraient donc à formuler.
Une embauche (ou une recherche de stage) « développement durable » ne se résume certainement pas à des entretiens où l'on s'échangerait des banalités et généralités sur la « planète à sauver » ou « le capitalisme à moraliser », où l’on conviendrait de développer l’éco-efficacité sans aborder l’arrière-plan humain.
Pour celui ou celle, étudiant, chercheur d’emploi, professionnel en situation de mobilité, qui pourrait être le talent à même de répondre à un besoin au sein de l’entreprise, une réflexion en amont sur les solutions concrètes que l’on peut apporter semble une excellente base de discussion avec les DRH.
Et pour ces derniers, dont la tâche n’est pas simple, une ouverture à cette multitude de propositions de discussion, qui sont le cœur de toute innovation, pourrait faire émerger des réflexions intéressantes et porteuses de changement. Que le contenu de ces propositions ne soit pas automatiquement pertinent au regard du contenant (la fiche de poste) n’est finalement qu’une occasion de les faire converger.
Cédric Errero, professeur intervenant à l’ENSIATE
L'Ensiate forme depuis 2003 des ingénieurs et managers au service du développement durable, en formation initiale et continue.
Elle organise des petits-déjeuners à destination, notamment, des DRH.
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